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Présentation du gDEC

LE GROUPE THEMATIQUE
DE LA SOCIETE FRANCAISE DE DERMATOLOGIE
« DERMATOLOGIE ESTHÉTIQUE ET CORRECTRICE »
Est né !

Par Thierry MICHAUD
Président du Groupe Thématique Dermatologie Esthétique et Correctrice

La Société Française de Dermatologie a entériné lors de son dernier conseil d’administration la création du Groupe thématique « Dermatologie Esthétique et Correctrice ». La vocation de ce nouveau groupe est de prendre en compte la dimension esthétique de notre spécialité, à travers une approche médicale et scientifique destinée à permettre aux dermatologues qui le souhaitent d’acquérir les connaissances théoriques et pratiques indispensables dans ce domaine de compétences.

Pourquoi un Groupe Thématique Dermatologie Esthétique et Correctrice à la Société Française de Dermatologie ?

Nous assistons depuis plusieurs années à une demande croissante de nos patients pour les actes esthétiques. Par ailleurs, de nombreuses études de qualité de vie qui concernent des dermatoses chroniques insistent sur l’importance de la prise en compte de la dimension esthétique de ces pathologies. De fait, la question ne se pose plus aujourd’hui de savoir si le dermatologue doit ou non s’intéresser à l’esthétique de l’organe dont il a la charge, mais bien qu’il apprenne, s’il le souhaite, à intégrer sa prise en charge comme un domaine de compétences à part entière de sa spécialité. En effet, le dermatologue doit prendre la place qui lui revient dans cette évolution de la demande des patients pour cinq raisons au moins :

  • Parce que la demande médicale dermatologique et la demande esthétique sont souvent intimement liées et que l’interpénétration de ces deux problématiques est une notion propre à notre spécialité : la prise en charge globale nous impose de gérer l’organe « peau » dans son intégralité, sans exclusivité d’un domaine par rapport à l’autre, avec la rigueur scientifique et l’éthique qui caractérisent notre pratique médicale. Ainsi, la dermatologie esthétique ne recouvre pas uniquement ce qui a trait au vieillissement cutané et à ses conséquences : elle veut prendre en compte l’aspect esthétique des dermatoses (rosacée, acné, angiomes plans, …) dont le caractère affichant a des répercussions évidentes sur la qualité de vie.
  • Parce que le dermatologue est par définition l’ « expert scientifique de la peau » vis-à-vis de l’ensemble des acteurs occupant la scène dévolue à la dermatologie esthétique (grand public, autorités de santé, médias, laboratoires et industriels spécialisés), et que ce statut lui confère une légitimité dans ce domaine
  • Parce que la demande esthétique, qui renvoie à la notion de qualité de vie, est omniprésente et croissante, et que toutes les études de qualité montrent que si le dermatologue est jugé par le public comme le plus apte à y répondre, il est dans les faits celui qui apporte le moins de solutions.
  • Parce que nous évoluons dans un environnement concurrentiel et que les patients se tourneront en l’absence d’adaptation de notre part vers d’autres interlocuteurs, avec toutes les dérives que cela pourrait comporter.
  • Parce que la demande de formation des dermatologues dans ce domaine est forte, et qu’il n’est pas concevable qu’elle soit assurée par des médecins (ou des non médecins !) dont la compétence pour l’organe concerné est inférieure à la nôtre.